Ivoy-le-Pré (du latin Iveus) appartient à la région naturelle du Pays-Fort dans le nord du département du Cher (ancienne province du Berry). Traversée par plusieurs rivières, la Petite Sauldre, la Nère, le Vernon, la commune d’une superficie de 9 874 hectares conserve un paysage de bocages où fonctionnèrent de nombreux moulins jusqu’au XVIIIe siècle.
On trouve trace du toponyme du village dans les archives de l’abbaye de Saint-Sulpice (Ecclesia de Iveto en 1030). Ce dernier fut jadis fortifié.
L’église Saint-Aignan est un monument historique classé I.S.M.H., témoin d’un riche passé, qui présente quelques remarquables œuvres du patrimoine religieux. Nous devons cet important édifice à Simon de Sully, alors archevêque de Bourges (1232). Un rapide parcours à travers les rues, celle des Tanneurs ou bien celle de l’Écu, permet d’appréhender l’ancienneté du village : une butte habitée à l’époque gallo-romaine, devenue cité médiévale avec ses fortifications.
Différentes personnalités marquèrent l’histoire d’Ivoy le Pré :
Thérèse Ardouin de Morel marquis de Putanges (1687-1763) homme énergique qui fut un vaillant capitaine.
Louis-Hector Drummond, comte de Melfort (né en 1721 et décédé en 1788 au château d’Ivoy le Pré et inhumé dans le chœur de l’église). Lieutenant-général des armées du Roi, commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, inspecteur des troupes légères. Il fut notamment aide de camp du Maréchal de Saxe et contribua à la victoire de Fontenoy.
Il se dit que le curé d’Ivoy-le-Pré consacra 3000 hosties pour la messe de Noël du 24 décembre 1788.
L’abbé François Sainjon : né à Ivoy le Pré en 1760 et victime des noyades de Carrier à Nantes en 1793.
Nicolas Leblanc (Né à Ivoy le Pré en 1742 et décédé en 1806), l’inventeur du procédé de fabrication de la soude.
Félix Millet (1844-1929), fils du meunier du Moulin des Chopins, il fait figure de génie mécanique avec ses multiples inventions, dont la bicyclette à pétrole à cinq cylindres.
En 1846, la commune comptait 2 850 habitants. Toujours sur la commune, jouxtant celle de La Chapelle d’Angillon. Sous l’impulsion du marquis Léonce de Vogüé, le site de la Forge constituait un important complexe industriel avec un réseau hydraulique remarquable pour l’époque.
Durant la guerre de 1914-1918, 85 enfants d’Ivoy sont « Morts pour la France ».
Rémy Chauvin (1913-2009), maître de recherches au C.N.R.S et à l’I.N.R.A. Il installa son laboratoire de recherches au château d’Ivoy le Pré durant la seconde partie du 20ème siècle.
En 2025, une exposition réalisée par une association de La Chapelle d’Angillon a mis en lumière les actions du maquis d’Ivoy le Pré lors de la seconde guerre mondiale.